En chemin sur PMA road

chemin

Nous voilà donc embarqués dans la PMA. Doucement pour commencer, avec « juste » des médicaments. Psychologiquement c’est déjà un peu plus violent. Tout d’un coup on bascule du projet excitant à :

  • mettre des croix sur le calendrier pour compter les jours du cycle
  • mettre des réveils pour les médicaments
  • psychoter dès la moindre tâche de sang (J1 ? spotting ? Je me meurs ?)
  • psychoter à la moindre sensation dans ton corps (d’ailleurs je pense vraiment déposer un brevet pour un tableau de bord féminin : dis-moi pourquoi ça me tire sur l’ovaire ????)
  • prévoir les rapports sexuels *Hello darkness my old friend…*

Et surtout on te dit tout de go qu’il y a un problème. Que ça ne va plus vraiment être naturel. Petit choc tout de même.

A chaque cycle son espoir. Et tout les 28 jours (Duphaston, cimer frère), la déception. « Mais siiiiiiii j’avais bien senti l’ovulation j’te jure »  « Chuuuuuuuuut petite chuuuuuuuut, c’est pas toi qui décide, c’est moi, ta pute d’utérus ».

Plus les mois passent et plus l’attente est difficile. Il ne se passe RIEN. J’ai pour la 1ère fois l’impression de subir ce qui m’arrive. Je me sens tellement vide. Et puis j’ai mal. A chaque cycle je souffre le martyr. Je n’avais jamais connu ces douleurs, j’ai pris la pilule vers 15 ans et je n’ai pas le souvenir de règles à ce point douloureuses. Je pense alors que c’est à cause du traitement donc je ne dis rien au médecin. Il faut dire que pour une écharde dans le pouce je peux aller aux urgences sur un chariot de réa, mais quand je sens que ça peut éventuellement puer du cul, je me tais.

Au bout de quelques mois les douleurs sont de pire en pire pendant l’ovulation, pendant mes règles et 1 semaine après. 3 semaines sur 4 quand même, ça fait pas beaucoup de temps mort. J’en parle timidement au Doc D qui vérifie que je n’ai pas de kyste. RAS. Bon alors s’il n’y a rien, je ne dis rien. Je passe des nuits sur le canapé du salon pour ne pas déranger Le Mec pendant que je me vide littéralement de tout ce que mon corps possède comme liquide (j’espère que personne ne mange des Chocapic en lisant ça) (Si oui, désolée). Je continue de penser que c’est le traitement et je me dis que je ne pourrais pas supporter ça longtemps, que ma vie devient un calvaire, que je suis triste comme les pierres et que j’ai mal, PUTAIN J AI MAL.

Au bout du traitement je retourne voir le toubib. Il ne comprend pas pourquoi le traitement n’a pas fonctionné car j’ai « de très belles ovulations » (c’est gentil quand même, il était pas obligé). Il me prescrit donc la fameuse hysterosalpingographie et je pense que je n’aurais jamais dû googler ce terme avant d’y aller : j’angoisse à mort !! Je lui parle encore de mes douleurs et je sors enfin avec une IRM pelvienne à faire pour détecter une éventuelle endométriose.

J’ai les boules, j’ai l’impression d’avoir gâché 6 mois, d’avoir fait ça pour rien. Je pense à ma mère et à son hysterectomie à cause de cette saloperie de maladie. J’ai 26 ans et je me pose trop de questions beaucoup trop définitives.

Le Mec et moi décidons de faire une pause dans tout ça, de laisser passer l’été et qui sait ?

Spoiler alert : La pute d’utérus sait.

 

2 réflexions sur “En chemin sur PMA road

  1. Quand on commence à planifier les rapports, j’ai l’impression qu’on passe de l’autre côté… Je me suis toujours demandé si pour certains couples ça marchait « juste » avec ça ? Dans ce cas c’est un moindre mal, sinon c’est le début de péripéties dont on se passerait bien !
    Good luck !

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