La coelioscopie ou la joie du gaz qui remonte jusqu’à l’épaule

wait

De retour dans le cabinet du Doc D.

Quand il regarde mon IRM, il me demande comment je fais pour aller au travail avec ça. Même moi je me le demande, mais quand on se persuade que c’est normal…. 

Plus le choix, à ce moment là le traitement PMA s’arrête et une coelioscopie est planifiée pour le 04/04/2016. Le gynéco a beau me rassurer sur le côté non invasif de l’opération, je suis quand même horrifiée. Je sais ce que ça implique :

  • bon bah déjà passer sur le billard
  • accepter ENCORE UNE FOIS qu’il y a VRAIMENT un truc qui déconne
  • l’arrêt des traitements = patience = j’ai pas de patience

Surtout à ce moment là je réalise que c’est moi qui bloque notre projet. Que Le Mec aurait déjà un enfant s’il était avec une autre. C’est insupportable comme sentiment. Je culpabilise de le retenir avec moi, d’être toujours malade, toujours triste, toujours à me plaindre… Alors on a LA conversation. Celle qui me terrifie mais je me sens obligée, j’ai envie de me punir. Je lui demande de réfléchir. De réfléchir à nous, est-ce qu’il est sûr de vouloir s’embarquer la-dedans ? Est-ce qu’il ne va pas me quitter dans quelques années si mon infertilité nous empêche d’être parents ? Il ne vaudrait pas mieux de tout arrêter maintenant ? C’est étrange parfois cette tendance à l’auto-destruction, cette envie que l’autre nous quitte juste pour pouvoir se dire « j’avais raison ». Mais Le Mec reste car il dit m’aimer. Et je le crois bien sur, Le Mec est un mec en or et je sais la chance que j’ai de l’avoir à mes côtés pour traverser tout ça.

Je suis donc opérée comme prévue. L’opération se passe bien malgré un réveil très difficile et beaucoup de douleurs. Je suis autorisée à ressortir dès le lendemain et arrêtée 1 mois. Mon ventre ressemble à celui d’une femme enceinte de 4 mois (va te faire foutre l’ironie) pendant plusieurs semaines et je marche comme une petite vieille. Le plus douloureux c’est l’évacuation du gaz qui sert à gonfler le ventre pendant l’opération. Bon bah déjà je ne vous fait pas de dessin sur l’issue principale. Mais alors quand ça remonte dans l’épaule. L’épaule !! Infernal, ça fout la gerbe, tu ne peux plus bouger, tu te contorsionnes dans des positions improbables pour être à l’aise. Bien sur j’écume Google pour trouver LE remède miracle. Devinez quoi ? Il faut attendre…

Le gynéco est confiant. Pour lui plus d’adhérence, il a pu enlever tout ce qui déviait ma trompe gauche et qu’on ne pouvait pas voir sur l’IRM. Le nodule a été en grande partie retiré et il ne voit plus pourquoi il n’y aurait pas de grossesse spontanée. Il me donne alors 6 mois pour « y arriver toute seule ».

Je me sens gonflée d’espoir et en même temps j’ai la sensation que nous perdons notre temps, qu’il faudrait commencer sur du lourd tout de suite. Avec le recul je suis reconnaissante pour ces 6 mois car je me rends compte à quel point je n’étais pas prête pour le reste du parcours PMA.

 

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