Les vertus de Bob l’éponge

break

Je continue un peu sur ma lancée des choses qui font du bien.

Fin 2016, ma 2ème tentative d’IAC s’est terminée de façon brutale. J’ai eu beaucoup de mal à traverser cette période. Je pense que je m’étais mise une pression énorme avec les fêtes de fin d’année, je ne sais pas pourquoi mais je voulais que ça se termine un peu comme dans Love Actually, avec une musique poignante et des éclats de rires au ralentis.Forcément quand la vraie vie te rattrape, ça fout un petit coup derrière la casquette. Je m’en voulais de ne pas être capable d’aller au bout, j’en voulais à mon corps de me lâcher et je m’en voulais surtout de ne pas m’écouter. Je suis restée longtemps en colère en me répétant que j’avais sacrifiée une année. Tous ces traitements pour rien. Que sans cette maladie j’aurais pu quitter mon travail au lieu de moisir dans quelque chose qui me pourris le quotidien encore plus. Je sentais bien que je sombrais mais je ne voulais rien faire pour que ça change. Sauf que cet état d’esprit est tout sauf productif.

Il était hors de question d’attaquer les FIV immédiatement, pas dans cet état de nerfs et de fatigue tant physique que mentale. Le Mec et moi nous sommes mis d’accord pour reprendre la PMA après nos vacances fin Mars, donc un break de 3 mois. J’étais bien décidé à reprendre un peu possession de mon corps, de sentir où il en était, de plus le subir ni lui faire subir aucun traitement. Je voulais aussi sortir un peu du déni de mon état dépressif mais je ne voulais pas reprendre une thérapie. J’ai été suivi par un psychiatre de mes 14 à 16 ans et je ne sais pas, je crois que je ne voulais pas reprendre quelque chose de médical.

C’est en discutant de tout ça avec une collègue qu’elle m’a donnée les coordonnées d’une de ses amies sophrologue. J’avais un peu d’a priori sur cette discipline (« trop lent pour moi, pas assez dans l’action ») mais après tout pourquoi pas tenter. J’ai donc pris un premier rdv dans son cabinet afin de faire connaissance et de voir si elle pouvait répondre à mes attentes.

Je crois que je peux dire sans me tromper que cette femme est l’une de mes plus belles rencontres. Son attitude, sa philosophie, son écoute… chaque séance est devenue pour moi un point d’ancrage dans tout ce parcours qui m’échappe complètement. Elle m’a d’abord expliquée les rudiments de la sophrologie et comment on allait inscrire des sensations, du positif dans le mental à l’aide de la respiration et de la méditation. C’est un peu la méthode Coué mais sans la pression du « c’est dans ta tête » bien connue des PMettes et à l’origine de nombreuses envies de meurtre. Non là l’idée c’est vraiment d’apprendre à s’écouter pour mieux appréhender ce qu’on ne peut pas toujours contrôler.

Les séances se déroulent toujours autour d’un thème :

  • d’abord on discute soit des événements passés dans la semaine si jamais il y a eu quelques choses d’important ou alors d’une problématique (la fatigue et l’anxiété, les douleurs liées à l’endométriose, la sensation de perte d’appartenance du corps, les repères dans le couple ect…)
  • Ensuite on fait 15min de respirations actives : une série de 3 répétitions de 3 exercices différents (l’exemple le plus courant va être l’expiration du négatif et pour inspirer des images qui nous font plus de bien ou alors des exercices plus « mouvementés » pour relâcher les tensions)
  • On termine avec 15min de sophro autour du thème de la séance. Ca ressemble à de la méditation, je me laisse porter les yeux fermées par ses instructions

On a pu discuter de mon passé, le « avant la PMA », avant que je sois dans cet état. On a pu évoquer le futur quelque soit les conditions qui me feront accéder à la parentalité. Elle su être un soutien pour Le Mec et moi avec des séances en couple pour que surtout cette épreuve ne nous déchire pas.

J’ai donc commencé en Décembre et aujourd’hui je continue ces séances car ça fait un bien fou d’avoir ce moment de calme et qui soit hors des rdv purement PMA. Et j’ai pu apprendre des choses sur moi et mon esprit dérangé, par exemple quand j’ai dû me représenter la partie « endommagée » de mon corps j’ai imaginé mon utérus comme l’intérieur de la maison de Bob l’éponge. Rien à ajouter.

2 réflexions sur “Les vertus de Bob l’éponge

  1. J’ai commencé aussi la sophrologie, j’aurai ma 2eme séance juste avant d’attaquer le protocole de FIV. Pour ma part nous n’avons pas discuté des aspects personnels (juste sur ce que je venais chercher dans la sophrologie) Je mets en pratique les exercices de respiration au quotidien pour faire face à des situations de stress et quand je vois que je vais exploser je réécoute la séance faite avec elle et ça me fait beaucoup de bien !

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    • Ça fait un bien fou ! J’étais assez dubitative avant et j’ai commencé l’année dernière en période de crise post IAC et je ne regrette rien. C’est top si toi aussi tu as la séance enregistrée, tu peux en profiter et te re approprier l’exercice quand tu en as besoin.
      Je préparais justement un article sur ma séance du jour !

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