Programmation familiale

Daria famille

La séance de sophro d’aujourd’hui m’a fait énormément de bien. Je me traîne une morosité crasse depuis quelques jours, je ne sais pas pourquoi. Enfin SI, je sais pourquoi mais je ne comprends pas pourquoi maintenant, pourquoi comme ça.

C’est la 1ère fois en 6 mois de séances que j’ai la gorge nouée et les larmes qui montent en parlant à ma sophro. D’habitude je suis tellement contente de la voir que je raconte mes petites misères avec un ton sautillant et optimiste, comme si je voulais lui montrer que ça va aller. Mais aujourd’hui impossible. Et finalement la parole s’est dénouée : j’en ai marre. Je veux arrêter. Et je culpabilise à fond. Je veux nous donner toutes les chances pour que Pingui s’installe comme il faut et de façon DURABLE (genre au pif 9 mois avec un bail non renouvelable) mais si ça ne devait pas se faire il me faudra une pause. J’en ai parlé au Mec et lui veut aller jusqu’au bout. Alors ma génialissime sophro a proposé de faire une séance uniquement avec lui pour en discuter et voir comment lui se sent dans ce projet.

Elle m’a également fait réaliser que je ne digère toujours pas la FIV. Je suis reconnaissante à la médecine de nous permettre d’essayer de devenir parent, mais je ne fais pas mon deuil de mon désir de « comme tout le monde ». Je me revois sans cesse sur le brancard, attendant dans un couloir pour passer au bloc et je n’y vois rien de positif à en ressortir. Je bloque là-dessus. J’y pense en allant au travail tous les jours en ce moment. J’y pense quand je prends 5min de pause au boulot. J’y pense en regardant un film. J’y pense quand je ris.

Pour creuser un peu mon mal-être, GS (Génilissime Sophro) m’a fait travailler sur ma programmation familiale. C’est comme un arbre généalogique mais au lieu de s’intéresser aux dates et s’assurer qu’on ne sort pas avec son cousin au 3ème degré, on se focalise sur les événements de la famille. Et puis après il faut écrire des impressions, des émotions, des sentiments qu’évoquent assez spontanément ces émotions. C’est un travail très intéressant que nous avons initié aujourd’hui et qui sera poursuivi sur plusieurs séances. Le but étant de comprendre les poids que l’on porte et si possible de se débarrasser de ce qui ne nous appartiennent pas. Après avoir noirci une feuille A3 on s’est dit qu’il y aurait du boulot !

Et comme elle est géniale, on a fini sur une séance de mentalisation de 15min où j’ai du rencontrer la petite fille que j’étais. Parfois je me force un peu pour ces exercices car je reste trop cérébrales et pas dans le lâcher prise mais il en sort quand même quelque chose de fort à chaque fois. Je me suis rendue compte que je ne me visualisais pas enfant avec ma mère, pas avant mes 16-17 ans et que du coup j’ai un rapport assez distant avec la maternité. Je me demande si un jour un adulte ira consulter quelqu’un pour lui dire combien tout est de ma faute.

J’ai 3 jours pour réfléchir un peu à tout ça et bosser ma positivité (ou ma capacité au déni) car samedi nous allons à l’anniversaire de mariage de la soeur du Mec. Journée aussi redoutée comme étant la réunion des joyeux trentenaires parents comblés et détenteur de la fameuse phrase de retrouvailles « Bah et vous alors, vous en êtes où ? ».

Une réflexion sur “Programmation familiale

  1. birdiemoments dit :

    tu me donnes envie de creuser la sophro.. j’en suis au moins point que toi: je n’ai pas de souvenirs de moi enfant avec ma mère. J’ai lu un livre de référence en psychanalyse sur le sujet de l’infertilité, qui considère que justement la maternité trouve sa source dans le fait de renouer avec cette époque mère/fille à un âge très jeune. Bon ma compréhension du sujet s’arrête là, mais j’ai été intriguée par le fait que, alors que j’essayais spontannément souvent de me remémorer des moments complices très jeune pour me rappeler quel genre de mère était ma mère,comme un besoin dna sles périodes où j’essaie de m’imaginer ma maternité, et en vain, je tombe sur ce bouquin qui fasse un lien. bref. que de pistes à creuser pour remettre en ordre son passé familial… !! Mais je veux aussi ajouter que je connais plein d’hyperfertile dont la situation mère/fille est très compliquée. DOnc ça ne veut peut-être rien dire non plus, pas de pression !

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