Dreams are my reality

frustration

 

Ça y est, le transfert est fait. C’est bizarre, je ne me rappelle pas de la procédure, juste le moment où je me rhabille. Je suis extrêmement fatiguée, je ne me souviens même pas de ce que j’ai fait la semaine dernière. Et la stimulation ? Aucun souvenir. Le Doc D n’est pas là, c’est une femme qui m’explique que maintenant je dois me reposer. Elle m’arrête jusqu’au 12. Je ne sais pas de quel mois. Je me caresse le ventre en me disant qu’enfin, enfin, je couve. Lire la suite

Mélange d’ambiances


Hier matin j’avais rendez-vous chez le Doc D pour qu’on débatte ensemble de la situation à J48. Autrement dit : J EN PEUX PLUS FAIS MOI SAIGNER. Comme je suis bien élevée, j’ai juste proposé une petite échographie histoire de faire le point.

Sérieusement, ce cycle me met sur les rotules. Pas de règles, des bonnes douleurs aux ovaires, mon corps qui se prépare plus ou moins, des douleurs d’endométriose plus ou moins lanscinantes. En un mot : chiant. Et puis bon, mon TEV ça commence à devenir l’arlesienne. 

On passe donc à l’échographie et rien d’anormal, il m’explique que j’ai mal car j’ai des follicules qui poussent sans arret mais qui ne se décrochent pas. Il en voit un grand de 17mm et pense donc que je vais ovuler d’ici 48h, avec des règles 15jours ça nous fait un cycle de près de 65 jours. Ça fait 1 et demi que ça ne m’était pas arrivé et ça m’angoisse terriblement. Je suis une angoissée de la récidive d’endométriose et comme j’ai hyper mal à l’estomac non-stop depuis plusieurs semaines je me monte des films. Bref au vu de mes cycles chaotique l’option cycle naturel est morte (et donc avec les chances de succès d’accroche associés) et on part une micro stimulation de Gonal à 50ui dès J1. Non, dès « le moindre saignement ». Mega stressant !! Pour moi J1 c’est quand tu saignes à fond ! Au cas où j’emporterai donc avec moi le stylo en vacances, a défaut de voir mon gras du bide il verra au moins la Dordogne.

Je rentre donc chez moi un peu flagada de devoir reprendre les piqûres et surtout par le changement d’ambiance de l’après-midi : ma copine et son bébé d’un mois viennent passer la journée ET la soirée chez moi. Comment vous dire. A un moment, j’ai voulu me lever sans rien dire, prendre le train et me jeter dans la Seine. Je n’en POUVAIS PLUS. Déjà bon à priori un bébé ça allaite quasi en continue donc je peins le tableau : ma copine qui allaite son bébé en lui parlant, chantant, moi a l’autre bout du canapé en regardant les minutes défiler sur mon four.

La journée s’est déroulée dans une ambiance hyper bizarre avec beaucoup de blancs et de gêne. Je parlais parfois et absorbée par sa fille ma copine me coupait pour s’occuper d’elle et ne reprenait pas la conversation ensuite. J’avais l’impression de les déranger dans ma propre maison. Je comprends qu’elle soit toute petite et demande beaucoup d’attention mais dans ce cas : pourquoi vouloir venir me voir ??!!! Le pire a été quand j’évoquais mon désir ou en tout cas mon désir d’envisager d’arrêter, donc un sujet un poil prenant, et qu’elle m’a coupée pour redonner le sein sans jamais reprendre le fil de la discussion. Je suis restée là, assise et incroyablement seule. Heureusement le Mec est rentré et j’ai pu passer en phase de 2 de la défense : l’humour noir et le 2nd degré. 

Une journée mitigée en somme mais non pas inintéressante : je culpabilisais devant l’organisation de vos dossiers et mon rangement bordélique alors j’ai fait le tri ! J’étais à 2 doigts de sortir le masking tape !