Déjà 6 mois

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Quand on va au Monoprix

Je suis submergée par le temps qui passe si vite. A peine le temps de me retourner que La Ptitenana a déjà 6 mois. C’est fou, il se passe rien et en même temps mille choses en une journée. Ce mi-versaire est une bonne occasion pour vous donner des nouvelles 🙂

Commençons par la star du jour : La Ptitenana ! Nous sommes passés par des premiers mois difficiles car elle a un RGO assez important depuis ses 1 mois (même un peu avant). Elle a donc pas mal souffert, nous avons dû repenser certains aspects de notre quotidien pour la soulager un maximum. Jusqu’à ses 3 mois je la portais toute la journée, je la posais moins de 30min par jour et la nuit je dormais assise en la gardant dans mes bras. Mon cerveau a mis du temps à se rebrancher après ça, mon dos quant à lui a lâché l’affaire. Disons que j’ai une structure dorsale point ! Mis à part ces soucis de santé que nous traitons toujours avec attention, bon bah n’ayons pas peur des mots ma petite fille est formidable ! Je mesure chaque jour la chance infinie de l’avoir avec nous. Et je me répète chaque jour que je recommencerais tout de la manière si c’est pour la rencontrer.

De mon côté j’ai officiellement passé la barrière de ma nouvelle vie : j’ai quitté mon entreprise le 31 Décembre à la suite de mon congé maternité. Je suis donc mère au foyer et je pense pouvoir me débrouiller pour rester avec La Ptitenana jusqu’à son entrée en maternelle. Dans mes rêves les plus fous je souhaiterais pouvoir faire l’instruction en famille mais clairement financière ce n’est pas possible de vivre sur un seul revenu. Je m’épanouie véritablement en mère au foyer alors que je pensais qu’au bout de 6 mois j’en aurai marre. Enfin marre, qu’un retour à ma vie pro serait bienvenue. Mais non. Même dans les moments difficiles, les journées faite de crises de larmes, même après 3 jours sans avoir pu prendre une douche, même quand parfois je vais faire un tour juste 10min pour ne pas exploser, je me rends bien compte du luxe qui j’ai de pouvoir rester à la maison avec mon bébé. Du coup je ne sais pas vraiment quoi faire pour la suite :

  • reprendre un boulot juste alimentaire pour avoir le minimum vital pour nous et dégager plus de temps pour ma fille ? pas vraiment épanouissant
  • tenter une reconversion radicale ? j’ai songé à passer le concours de professeur des écoles dernièrement. Je me suis également renseignée sur les formations d’éducatrices Montessori mais le prix m’a clairement refroidi
  • me renseigner sur ce qui existe en télétravail pour concrétiser mon projet d’instruction en famille ? a creuser mais tout ça me semble compliqué

J’ai encore le temps d’y penser et en même temps je me dis que si je dois passer par une formation il faudra bien s’y mettre à un moment. Plein d’idées fourmillent et j’espère pouvoir trouver une réponse assez vite pour garder cet objectif en tête.

Côté mariage, ça avance ça avance !! Je vous ferais un article compte à rebours (qui va très certainement me provoquer une crise d’angoisse face à tout ce qui reste à faire !). Ce qui est sûr c’est que ma mère ne sera pas de la fête car j’ai définitivement coupé les ponts avec elle. J’avais prévu un article à ce sujet et puis finalement j’en ai eu marre de ressasser. Pour faire court et simple la peine de son absence m’est plus soutenable que le stress et l’angoisse de l’avoir dans ma vie. Tout est dit.

Nous avons trouvé notre rythme, pour le moment, dans cette nouvelle vie. La PMA pourtant ne s’estompe pas encore tout à fait. Si j’ai fait la paix avec mon corps, ma tête n’est toujours pas remise. Les questions sur « le prochain » me mettent franchement les nerfs, les femmes enceintes me sont toujours difficilement supportables. Comme lors de ma grossesse où je demandais toujours si je « faisais enceinte », j’ai tendance à demander au Mec si « je fais maman ». J’attends le jour cette cicatrise ne sera plus du tout douloureuse, juste une trace de la vie.

Je continue en tout cas à vous lire avec plaisir, à penser à vous même si j’ai moins le temps de laisser systématiquement des commentaires mais je suis là, dans l’ombre ! Je croise pour vous quand il le faut, j’envoie mes meilleurs ondes pour les échéances importantes et je vous adresse tout mon soutien pour les moments plus durs. Et bien entendu mon cœur se gonfle de joie quand il y a de bonnes nouvelles ! Alors à très vite 🙂

 

8 réflexions sur “Déjà 6 mois

  1. Super contente pour toi et je crois que la carriériste que j ai été se verrait bien mère au foyer un temps si j en ai un jour la chance 🙂 le temps passe bien moins vite ici dans l attente enjoy pleins de bisous !!

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  2. La fille de l'ombre dit :

    « tenter une reconversion radicale ? j’ai songé à passer le concours de professeur des écoles dernièrement »

    Permets-moi de réagir…si l’objectif de cette possible reconversion professionnelle est de passer du temps avec ta fille, tu te leurres. C’est un métier où on travaille tout le temps…sans parler du stress. Le grand public a l’impression que c’est cool avec les vacances, tout ça…mais vraiment, non. J’enseigne dans le secondaire et tous les rats veulent quitter le navire. Ce métier est passionnant mais use sérieusement. Aucune reconnaissance, aucune perspective d’évolution, un travail titanesque et quand les vacances arrivent, tu tombes malade parce que tu relâches la pression la première semaine et la deuxième, tu la passes à bosser comme un âne. Et bien sûr, tu pars quasiment jamais parce que t’as pas la thune.

    J’ai connu 2 personnes qui ont tenté de se reconvertir en professeur des écoles suite à la naissance de leur premier enfant (l’une était journaliste et l’autre travaillait dans l’édition): elles ont toutes les deux tenu 1 an et demi avant de poser leur démission car clairement, elle ne s’était pas imaginé tout ça.

    Voilà. Après si tu es prête à bosser d’arrache-pied pour un salaire plus que médiocre pendant 40 ans MAIS avoir en contre-partie la gratification de faire un métier passionnant, ben…let’s go !

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    • Je ne pensais pas du tout que les profs se la coulent douce loin de la !!! J’ai beaucoup d’instit et de profs dans mon entourage et je me rends bien compte de la charge énorme de travail. Ma démarche était plus dans le sens : quitte à ne pas pouvoir vivre mon rêve d’IEF, autant faire quelque chose qui a du sens, qui sert la société, qui me motive.

      Ceci dit je vois aussi combien mes proches et notamment une de mes meilleures amies, qui est prof, éprouve beaucoup de lassitude malgré une véritable vocation. Ça me fait réfléchir et les réformes actuelles n’aident pas. Je reste scandalisée qu’un pôle si important pour notre société soit si déprécié.

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      • La fille de l'ombre dit :

        C’est à réfléchir…

        Mais moi, ça fait 12 ans donc c’est normal que je me sente « usée ». Aujourd’hui par exemple, j’ai pété un gros boulon en classe: je n’en pouvais plus de répéter 30 fois la même chose parce que certains gamins n’écoutent pas ou discutent ou veulent qu’on leur explique personnellement. C’est vraiment éprouvant nerveusement et pour peu que tu aies un bébé à la maison (ce qui est mon cas aussi), ben tu craques. C’est un job où tu paies immédiatement ta fatigue, tes soucis etc. car tu es en représentation et tu ne peux pas flancher. C’est difficile.

        Tu ne choisis pas ton affectation, tu travailles beaucoup seul-e et quand ça se passe mal, tu te sens aussi très isolé-e.

        Maintenant oui, tu te sens utile (pas tout le temps parce que tu n’arrives pas à aider tous les élèves malheureusement et aussi parce que tu n’as pas toutes les cartes en main). C’est un beau métier mais je me dis de plus en plus souvent que je ne tiendrai pas encore 30 ans pour être honnête.

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      • Tu as beaucoup de courage en tout cas et je sens dans ton message que tu es passionnée malgré des moyens et des journées difficiles. Tu penses aussi à la reconversion parfois ?

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  3. La Fille de L'ombre dit :

    Oh que oui, j’y pense…mais c’est un gros souci pour les enseignants. On est un peu « en prison ». Dans mon académie et dans ma matière, les demandes de disponibilité pour convenance personnelle (prendre un an ou plusieurs années hors de l’enseignement pour faire autre chose) sont systématiquement refusées. Donc il faut démissionner (sans indemnités bien entendu) pour reprendre sa liberté…pas évident lorsqu’on a un crédit, un enfant, un conjoint qui ne gagne pas bien sa vie.

    Je me demande également dans quoi je pourrais bien me reconvertir. Pourtant, je pense que je ne suis pas un boulet (parfaitement trilingue puisque j’enseigne une LV et que j’ai 2 langues maternelles, je sais coder, je suis passionnée par le numérique, j’écris pas comme un pied non plus, l’encadrement et la gestion de groupes n’ont plus de secrets pour moi) mais …j’ai un peu le sentiment que dans le privé nous sommes vus comme de gros flemmards qui ne savent rien faire.

    Mon métier me passionne, c’est vrai sauf qu’il ne m’offre aucune perspective et ça, c’est tout de même un énorme point noir.

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